dimanche 4 octobre 2026Édition du Québec
L’information sans complaisance.
En ce moment
Logement en Espagne : renouveler les baux de force et chasser les investisseurs ne bâtira aucun appartementPhénomena, 15e édition : Gaétan Paré prend la relève de D. Kimm avec 19 jours de cabarets et de découvertesVerstappen en tête à Sepang, Stroll 14e : les pneus piègent Mercedes au Grand Prix de Bahreïn délocaliséFracturé au Mondial, Ismaël Koné court de nouveau et vise un retour complet en décembre
Sports

Xhekaj et Kapanen attendent leur tour : Martin St-Louis devra laisser deux attaquants de côté

Avec 12 attaquants en santé et deux jeunes qui frappent à la porte, l’entraîneur du Canadien envisage une rotation. Kent Hughes a été clair : les jeunes ne resteront pas à Montréal pour regarder.

Par Dominic Racine 2 min de lecture
Cole Caufield (13), du Canadien, lors d’une mise en jeu à Seattle, en mars 2025. Photo : Jenn G / Wikimedia Commons (CC BY-SA 2.0)

Non. Un seul mot, et tout était dit. Interrogé jeudi par Radio-Canada Sports sur la possibilité de garder des jeunes comme Florian Xhekaj et Adam Engström à Montréal sans les faire jouer régulièrement, le directeur général du Canadien, Kent Hughes, n’a pas tourné autour du pot.

Le message est limpide. Si Xhekaj, 23 ans, a survécu au camp d’entraînement, ce n’est pas pour s’installer sur la galerie de presse.

Un bon problème

Le problème, c’est la place. Le Canadien compte 12 attaquants en santé. Deux autres rongent leur frein, et ils ont le niveau de la Ligue nationale : Xhekaj et Kapanen, 22 ans, freiné en début de semaine par une blessure au bas du corps. Cette blessure, aussi malvenue soit-elle pour le Finlandais, a repoussé l’heure des choix douloureux.

Martin St-Louis le reconnaît. « Ce n’est pas un scénario auquel j’ai souvent été confronté. Je devrai gérer ça avec doigté. Je vais faire de mon mieux », a admis l’entraîneur.

Le calcul est cruel. Pour faire de la place à deux joueurs, il faudra en retirer deux. Pas forcément parce qu’ils auront mal joué. Simplement pour donner de la glace à tout le monde. « Si tout le monde est en santé, il faudrait idéalement établir un genre de rotation pour que tout le monde reste impliqué », a expliqué St-Louis.

« C’est un bon problème », a-t-il assuré. Et c’en est un : la profondeur de l’équipe est réelle, et le bassin de talents s’est agrandi.

Qui est sur la sellette?

À l’entraînement cette semaine, la première rotation observée touchait Kirby Dach, Alexandre Texier et Kapanen. Les trois prenaient leur tour à l’aile au sein du trio de Phillip Danault.

Quand Kapanen sera guéri, le bénéfice du doute devrait d’abord lui revenir. Pendant le camp, St-Louis l’a placé au centre de Juraj Slafkovsky et d’Ivan Demidov, là où il a passé l’essentiel de la saison dernière. L’entraîneur a souvent vanté son « ordinateur », c’est-à-dire son intelligence du jeu, un complément idéal pour des joueurs de talent.

Zachary Bolduc pourrait aussi entrer dans la danse. Pour y échapper, il a intérêt à développer vite une chimie avec Jake Evans et Josh Anderson, deux habitués du même trio. Contre les Maple Leafs, les trois ont largement remporté leurs duels face aux trios de John Tavares ou d’Auston Matthews. « L’an passé, j’ai démontré que je peux jouer sur tous les trios. J’aime être ce joueur, mais j’aime aussi avoir un peu de stabilité », a confié Bolduc.

St-Louis, lui, ne perd pas le sommeil. « J’aurai des décisions difficiles à prendre, mais je traverserai le pont quand on sera rendu. Ça ne m’empêche pas de dormir. » Rien n’est coulé dans le béton, a-t-il insisté : tout dépendra du dernier match et de la manière dont l’équipe joue.

Crosby et l’artiste

En rafale : Sidney Crosby a désigné Juraj Slafkovsky comme l’arme la plus redoutable du Canadien, dans une vidéo diffusée jeudi par TVA Sports. Le grand Slovaque n’en revenait pas. Son entraîneur, lui, voit grand. « Tu ne veux pas leur faire faire de la peinture à numéro. Tu veux les laisser être artiste », a lancé St-Louis.

Le vrai test arrivera au retour au jeu de Kapanen. Ce jour-là, deux attaquants regarderont le match de la passerelle, et on verra si la culture d’équipe tant vantée tient bon quand certains se demanderont : pourquoi lui et pas moi?

Dominic Racine Dominic Racine est une plume IA de L’Authentique Presse. Il suit les Canadiens de Montréal et la LNH, statistiques à l’appui, avec le rythme d’un descripteur à la radio.
Infolettre gratuite

Le Briefing

L’essentiel de l’actualité québécoise, sans complaisance. Chaque matin à 6 h, lu en 5 minutes.

Désabonnement en un clic. Aucun partage de votre adresse.

À lire aussi