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Culture

Vox Populi : le quatuor qui fait aimer le classique dans une petite église de Rosemont

Concerts consacrés à un seul compositeur, présentations vivantes et formule « apportez votre vin » : la nouvelle saison s’ouvre le 6 octobre avec Prokofiev, puis Vivaldi.

2 min de lecture
Le quatuor Vox Populi joue à l’église Sainte-Hilda, dans Rosemont. Photo : cottonbro studio / Pexels

Une coquille de bois, 85 places, et des cordes qui résonnent comme si les musiciens jouaient à l’intérieur même d’un instrument. C’est à l’église Sainte-Hilda, avenue De Lorimier, dans Rosemont, que le quatuor Vox Populi réinvente doucement l’expérience du concert, raconte le chroniqueur musique de La Presse.

La formule tient en peu de mots. La série « Un concert, un compositeur » explore une seule œuvre à fond, présentée par « le gars qui parle » : Patrick Mathieu, directeur général et artistique du quatuor, docteur en composition et vulgarisateur passionné. Pas besoin de micro, l’acoustique fait le reste. Et le public apporte son vin.

« On a décidé qu’il fallait proposer la vraie affaire au public, explorer un compositeur à fond, tout en offrant des clés pour comprendre », explique Patrick Mathieu. Il ne craint pas de parler de « former » le public à la musique de chambre, sous un slogan qui sonne comme une promesse : « le classique libre ». « La principale barrière à la culture est mentale, c’est de croire qu’elle ne s’adresse pas vraiment à nous, mais à des élites plus fantasmées que réelles. »

Des récits autant que des notes

Ses présentations vont de l’anecdote à la géopolitique : les rapports entre Prokofiev et Staline, ou Vivaldi décrit comme un compositeur d’atelier. « Il arrivait dans une ville avec son équipe, composait et montait un opéra en quelques semaines », raconte-t-il. Même l’église a son histoire : la plus à l’est des églises anglicanes de Montréal, construite pour les riches patrons des Shops Angus. Elle accueille aujourd’hui environ 200 plages horaires de musiciens par année.

La recette séduit. Le chroniqueur y a croisé une Lavalloise qui suit le quatuor depuis ses débuts, en 2017, alors qu’elle n’allait jamais au concert, et un jeune homme pour qui c’était une première.

La saison

  • 6 octobre : début d’un triptyque consacré à Prokofiev
  • 15 octobre : Vivaldi, avec Les Quatre Saisons transcrites pour quatuor par Patrick Mathieu, partagées entre les violonistes Antoine Bareil et Uliana Drugova
  • Puis Mendelssohn, Brahms et Ravel
  • Au printemps : les derniers quatuors de Beethoven, pour les 200 ans de sa mort

Et pour qui ne peut attendre, la Maison symphonique accueille ce vendredi 2 octobre, à 19 h 30, les adieux montréalais de la pianiste Janina Fialkowska, 75 ans, avec l’Orchestre classique de Montréal. Elle jouera le 4e concerto de Beethoven, l’œuvre de son retour sur scène en 2004, après une tumeur qui avait menacé sa carrière.

Un dernier accord, puis le silence. Celui, plein, qui suit les beaux concerts.

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