Verstappen en tête à Sepang, Stroll 14e : les pneus piègent Mercedes au Grand Prix de Bahreïn délocalisé
Le Néerlandais signe sa première position de tête de la saison et met fin à la mainmise des moteurs Mercedes en qualifications. Lance Stroll parle du meilleur résultat d’Aston Martin cette année.

La clé de la journée, à Sepang, ne se trouvait pas sous le capot, mais sous les roues. Sur un asphalte malaisien abrasif et brûlant, Max Verstappen (Red Bull) a décroché samedi sa première position de tête de la saison au Grand Prix de Bahreïn, tenu en Malaisie, pendant que Mercedes se battait avec ses pneus, ont rapporté La Presse et Radio-Canada.
Le Néerlandais a devancé Lewis Hamilton (Ferrari) par 0,298 seconde et son coéquipier français Isack Hadjar par 0,428 seconde.
La F1 s’est rabattue sur le circuit de Sepang pour présenter ce Grand Prix, d’abord annulé, tout comme celui d’Arabie saoudite, en raison du conflit armé impliquant l’Iran au Moyen-Orient.
Une séquence qui prend fin
Le résultat a une portée symbolique. Jusqu’ici, Mercedes, McLaren et Alpine, toutes motorisées par Mercedes, avaient remporté chaque séance de qualifications de la saison. Verstappen est le premier à placer en tête une voiture équipée d’un autre bloc moteur.
Le pilote de Red Bull tentera dimanche de gagner sa première course de la saison, et d’éviter ainsi sa première campagne sans victoire depuis ses débuts en F1, en 2015. Il avait remporté le dernier Grand Prix disputé à Sepang, en 2017.
« Je me sentais bien, j'avais confiance et j'espère pouvoir le montrer à nouveau », a-t-il déclaré.
Chez Ferrari, la deuxième place a fait du bien à Hamilton après quelques résultats décevants. « Allez les gars, allez, allez. Enfin », a-t-il lancé à la radio. L’écurie italienne a par ailleurs démenti les rumeurs sur un départ de son directeur d’équipe, Frédéric Vasseur, en fin de semaine.
Le piège des pneus
Pourquoi Mercedes a-t-elle trébuché? Le revêtement de Sepang use les pneus et les fait surchauffer. Les équipes doivent trouver un réglage qui permet d’être rapide sur un tour de qualification sans sacrifier le rythme sur la longue distance de dimanche. Un compromis plus délicat qu’à l’habitude.
Le meneur du championnat, Kimi Antonelli, a dû se contenter de la quatrième place. Son coéquipier George Russell n’a pas fait mieux que le huitième rang, un nouveau coup dur dans sa poursuite d’Antonelli, qui le devance de 66 points.
« C’est un circuit très exigeant pour les pneus, le revêtement est complètement dégradé, il est extrêmement rugueux, il fait tellement chaud et les pneus passent par tous les états », a expliqué Russell à Sky Sports. « Pour une raison quelconque, il semble que ça nous affecte bien plus que les autres. »
Les deux pilotes de Mercedes gagneront tout de même un rang sur la grille. Hadjar écope d’une pénalité de cinq positions pour un changement de pièce qui dépasse l’allocation permise pour la saison. Antonelli partira donc troisième, et Russell, septième.
Stroll trouve son rythme
Le Québécois Lance Stroll s’élancera de la 14e place, deux rangs derrière son coéquipier Fernando Alonso, chez Aston Martin. L’écurie anglaise a confirmé cette semaine le retour de ses deux pilotes pour la saison 2027.
« C’est notre meilleur résultat depuis le début de cette année », s’est réjoui Stroll sur le site officiel de l’équipe. Le déclic s’est produit lors de son deuxième tour lancé en première séance de qualifications. « Je me suis senti plus à l’aise dans la voiture pendant les qualifications que pendant les séances d’essais libres, même si j’ai fait quelques erreurs en Q2 », a-t-il reconnu.
À surveiller dimanche
La pluie annoncée plus tôt dans la semaine ne s’est toujours pas présentée. Sans elle, la course se jouera sur la gestion de l’usure : l’équipe qui ménagera le mieux ses pneus dans la chaleur de Sepang aura l’avantage, et Mercedes devra corriger le tir pour éviter de perdre encore du terrain.


