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Trump veut faire d’un de ses complexes de golf en Floride une résidence présidentielle officielle

Le président dit que l’idée vient de l’armée et du Secret Service. Ni lui ni la Maison-Blanche n’ont précisé si sa famille serait rémunérée.

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Parcours de golf bordé de palmiers, près de la mer. Photo d’illustration. Photo : Daniel T / Pexels

Donald Trump voudrait que l’un de ses luxueux complexes de golf, en Floride, devienne une « résidence présidentielle » sécurisée, inspirée du site de Camp David. Il l’a dit mercredi dans le bureau Ovale, selon La Presse. Le projet a d’abord été révélé par la presse locale, puis confirmé par un responsable américain.

Question centrale, restée sans réponse : qui en profiterait? Ni M. Trump ni la Maison-Blanche n’ont précisé si la famille du président serait rémunérée pour mettre le complexe à disposition, ni si le gouvernement en deviendrait propriétaire. La Presse parle d’un « grand flou », en particulier sur les éventuelles retombées financières pour la famille.

« Une très bonne idée »

Le président a défendu son idée devant la presse. « Cela m’a été suggéré par l’armée et le Secret Service », le service de protection rapprochée des personnalités politiques américaines, a-t-il dit, jugeant qu’il s’agissait d’une « très bonne idée ».

Il a vanté la sécurité de la propriété, qui n’est surplombée par aucun immeuble élevé, et sa proximité de l’aéroport de Palm Beach : « à deux minutes de l’aéroport ». Il a aussi assuré que ce ne serait pas pour lui : « Ce ne serait pas pour moi. Ce serait pour tous les futurs présidents. » Le complexe abrite, a-t-il ajouté, « l’un des meilleurs parcours de golf du monde ».

Les affaires et la fonction

Le milliardaire de 80 ans, ancien promoteur immobilier passionné de construction, a multiplié les chantiers depuis son retour à la Maison-Blanche, rappelle La Presse. Il brouille constamment, écrit le quotidien, la frontière entre sa fonction officielle et ses intérêts privés.

Les complexes de golf de M. Trump servent déjà d’annexes à la Maison-Blanche. Il y reçoit des dirigeants étrangers : récemment en Irlande, l’an dernier en Écosse, où il avait conclu un accord commercial avec l’Union européenne dans la salle de bal d’une de ses propriétés. En décembre, le sommet du G20 se tiendra dans un autre domaine de la famille en Floride, à Miami.

Camp David, trop austère?

Si le projet voyait le jour, le changement de décor serait radical. Camp David, site militaire en pleine campagne près de Washington, est plus austère : ses hôtes logent dans des chalets en bois. Le lieu a accueilli de nombreuses tractations diplomatiques de haut niveau et a donné son nom aux accords de 1978 entre l’Égypte, Israël et les États-Unis. Les propriétés de M. Trump sont connues pour leur décoration chargée, et le président en visite une presque tous les week-ends, mais évite Camp David.

Pour les contribuables américains, la facture reste à connaître : achat, loyer ou travaux de sécurité, les sources ne disent rien. Pour les partenaires du pays, dont le Canada, la question pratique est ailleurs : si les rencontres au sommet se tiennent de plus en plus sur des terrains appartenant à la famille du président, les négociations se feront dans des lieux où l’hôte a un intérêt direct. La suite dépendra de ce que la Maison-Blanche précisera sur la propriété et la rémunération.

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