Tennis : Auger-Aliassime sorti dès son entrée à Pékin, l’Omnium Banque Nationale passera à la parité des bourses
Le Québécois a été battu 6-3, 6-3 par Karen Khachanov. Bonne nouvelle pour Montréal : dès 2027, tous les tournois WTA 1000 offriront des bourses égales aux femmes et aux hommes.

Journée contrastée pour le tennis d’ici. Félix Auger-Aliassime, 5e joueur mondial et 2e tête de série, a été éliminé dès le premier tour du tournoi de Pékin, a rapporté Radio-Canada. Le Russe Karen Khachanov, 27e raquette mondiale, l’a battu 6-3, 6-3 en 72 minutes seulement.
Le Québécois de 26 ans a été brisé trois fois en quatre occasions et n’a jamais eu la chance de briser le service de son adversaire. Ses 9 as et 16 coups gagnants n’ont pas suffi à compenser 25 fautes directes, contre 9 pour Khachanov. Ce n’est pas la première fois que le Russe lui barre la route : il l’avait aussi battu au deuxième tour des Internationaux des États-Unis, avant d’atteindre les demi-finales.
Pas de quoi oublier le beau moment vécu il y a dix jours : à Québec, Auger-Aliassime a mené le Canada à une victoire de 3-1 contre la France en Coupe Davis, qualifiant l’équipe pour la phase finale, à Bologne, du 24 au 29 novembre.
Shapovalov, lui, avance
À Tokyo, Denis Shapovalov a eu plus de succès. Le 46e joueur mondial a disposé du favori local, Sho Shimabukuro, 7-5, 6-1, a rapporté La Presse. Brisé dès son premier jeu au service, il a riposté aussitôt, puis a dominé avec 11 as. Il affrontera au deuxième tour le Chilien Alejandro Tabilo, 31e mondial, tombeur de l’Américain Tommy Paul.
Montréal et l’égalité des bourses
La meilleure nouvelle de la journée est peut-être venue du circuit féminin. La WTA a annoncé que, dès 2027, tous les tournois WTA 1000, soit la catégorie juste sous le Grand Chelem, offriront des bourses égales aux femmes et aux hommes. Parmi les derniers à ne pas l’avoir encore fait : l’Omnium Banque Nationale, l’Omnium de Cincinnati et l’Omnium d’Italie.
À Rome, l’écart était encore réel cette année : 9,6 millions pour le tournoi masculin, 8,3 millions pour le tournoi féminin. Un clin d’œil à l’histoire, puisque c’est après avoir touché 600 $ pour son titre à Rome en 1970, contre 3500 $ pour le gagnant masculin, que Billie Jean King avait été poussée à créer le circuit féminin, rappelle La Presse.
Pour les joueuses canadiennes qui rêvent de briller devant leur public, c’est une victoire hors du court. Prochain rendez-vous pour le tennis d’ici : la phase finale de la Coupe Davis, en novembre.


