lundi 5 octobre 2026Édition du Québec
L’information sans complaisance.
En ce moment
Logement en Espagne : renouveler les baux de force et chasser les investisseurs ne bâtira aucun appartementPhénomena, 15e édition : Gaétan Paré prend la relève de D. Kimm avec 19 jours de cabarets et de découvertesVerstappen en tête à Sepang, Stroll 14e : les pneus piègent Mercedes au Grand Prix de Bahreïn délocaliséFracturé au Mondial, Ismaël Koné court de nouveau et vise un retour complet en décembre
Affaires

Réseauter en patins : Zachary Fucale lance une ligue de hockey 3 contre 3 pour gens d’affaires

Dès le 9 octobre, à l’aréna Hockey Etcetera de Saint-Laurent, des entrepreneurs joueront le vendredi matin avant de parler affaires autour d’un café. Coût : 75 $ par match.

3 min de lecture
Un bâton et une rondelle sur la glace. Photo d’illustration. Photo : SergioRay / Wikimedia Commons (CC BY-SA 4.0)

Le slogan dit tout : « Ton prochain partenaire d’affaires est peut-être sur ton trio ». Une nouvelle ligue de hockey 3 contre 3 réservée aux gens d’affaires prend son envol cet automne à Montréal, a rapporté La Presse.

Derrière le projet, deux entrepreneurs du monde du hockey : Zachary Fucale, gardien de but repêché au deuxième tour par le Canadien de Montréal en 2013, et Olivier Gervais, entraîneur des gardiens du Phoenix de Sherbrooke, dans la Ligue de hockey junior Maritimes Québec (LHJMQ).

Leur formule : du hockey compétitif, suivi d’une rencontre d’affaires sur place, à l’aréna, autour d’un déjeuner continental et d’un café. Les conversations commencées sur la glace et dans le vestiaire pourront ainsi se poursuivre.

Le vendredi matin plutôt que le 5 à 7

La saison commence le 9 octobre et s’étire sur 20 semaines. Les matchs auront lieu le vendredi à 8 h 30 ou à 8 h 45, à l’aréna Hockey Etcetera, dans l’arrondissement de Saint-Laurent.

Il en coûte 75 $ par match, ou 1450 $ pour la saison complète. On peut aussi choisir ses parties à la carte.

Olivier Gervais mise sur un changement d’habitude : réseauter le matin, après l’effort, plutôt qu’au traditionnel 5 à 7 de fin de journée.

L’idée lui est venue de la ligue d’été 3 contre 3 qu’il organise depuis six ans avec ses partenaires, dans le même aréna, pour des hockeyeurs professionnels. Nick Suzuki, Josh Anderson, Pierre-Luc Dubois et Kristopher Letang y patinent, tout comme des joueuses de la LPHF qui s’entraînent en ville, dont Laura Stacey et Marie-Philip Poulin.

« On a voulu lancer le même concept pour les gens d’affaires et les personnalités publiques », explique-t-il.

Traités comme des pros

Les participants auront droit au service complet : aiguisage des patins, chandails, serviettes de douche, bouteilles d’eau, ruban pour les bâtons et les jambières. Arbitres et marqueur seront de la partie, tout comme une équipe chargée de filmer des séquences pour les réseaux sociaux.

D’anciens joueurs professionnels aujourd’hui en affaires, comme Max Talbot et Bruno Gervais, de la boisson sportive BEHY, comptent se joindre à l’occasion. L’ancienne joueuse professionnelle devenue planificatrice financière Ann-Sophie Bettez a aussi manifesté son intérêt. La ligue est ouverte aux femmes comme aux hommes, et des humoristes sont pressentis pour certains matchs.

Le calibre exigé reste accessible. « On s’attend simplement à ce qu’ils sachent jouer au hockey et qu’ils jouent ou qu’ils aient déjà joué dans une ligue de garage ou dans un calibre décent », précise Olivier Gervais.

Des équipes commanditées

Quatre équipes forment la première saison. Chacune est commanditée par une entreprise qui y délègue deux représentants pour toute la saison. Le reste de l’effectif change d’une semaine à l’autre pour équilibrer les forces.

La ligue offre 32 places chaque semaine, soit sept joueurs et un gardien par équipe, et il en reste encore.

La rotation fait partie du modèle : un joueur peut ne venir que 10 fois sur 20, ce qui élargit le bassin de contacts. Des places seront aussi gardées pour des gens d’affaires de passage à Montréal pour un événement ou une conférence.

Pour un propriétaire de PME, c’est une porte d’entrée de plus pour élargir son réseau, sans subvention ni programme, avec un simple chèque d’inscription et une paire de patins bien aiguisés.

Et les deux fondateurs ne s’interdisent rien. « Mais comme dans la LNH, ça se peut qu’il y ait des échanges », prévient Olivier Gervais.

Infolettre gratuite

Le Briefing

L’essentiel de l’actualité québécoise, sans complaisance. Chaque matin à 6 h, lu en 5 minutes.

Désabonnement en un clic. Aucun partage de votre adresse.

À lire aussi