Reitmans licencie 41 employés à son siège social de Montréal, « phase finale » de sa réorganisation
Le détaillant montréalais poursuit ses compressions pour améliorer sa rentabilité. Sa masse salariale a déjà fondu de 3 millions en six mois.

Reitmans a licencié 41 employés de son siège social de Montréal en septembre, selon des avis transmis au ministère de l’Emploi et de la Solidarité sociale et rapportés par La Presse. Il s’agit d’une nouvelle vague de mises à pied cette année.
Le détaillant, propriétaire des bannières Reitmans, Penningtons et RW & Co, présente ces licenciements comme « la phase finale » de ses réorganisations.
Les chiffres
- 41 employés du siège social licenciés en septembre.
- 65 employés du siège social mis à pied en janvier, soit près de 9 % de l’effectif de l’établissement à ce moment.
- 10 travailleurs licenciés dans un centre de distribution, soit 5 % de l’effectif.
- 3 millions de dollars : baisse de la masse salariale de février à juillet.
- 58,5 % : marge bénéficiaire brute au deuxième trimestre, en hausse de 1,6 point de pourcentage.
Un plan de transformation
L’entreprise dit mener un plan de transformation « afin de renforcer les fondements de sa croissance à long terme », selon un porte-parole joint par courriel.
« Ces décisions ne sont jamais faciles à prendre et ne sont jamais prises à la légère », a ajouté la société.
La réduction de la masse salariale figure dans des documents financiers publiés en septembre. Elle couvre la période de février à juillet.
Les marges d’abord
La direction ne cache pas sa priorité. En septembre, lors d’une présentation aux investisseurs, la présidente et cheffe de la direction, Andrea Limbardi, a résumé la stratégie : « La grosse histoire, pour nous, ce trimestre, c’est notre attention délibérée aux marges brutes. »
La marge brute est la part des ventes qui reste une fois payé le coût des marchandises. Plus elle est élevée, plus chaque vêtement vendu rapporte.
Pour la faire grimper, le détaillant dit avoir géré ses stocks de façon « plus serrée ». Il a aussi adopté une approche promotionnelle « plus disciplinée ». En clair : moins d’inventaire en trop, moins de rabais pour l’écouler.
Le résultat se voit au deuxième trimestre, clos le 1er août. La marge brute a gagné 1,6 point de pourcentage, à 58,5 %.
Le carburant pèse sur les coûts
Un vent contraire persiste. Mme Limbardi a signalé que la hausse des prix du carburant exerce une pression sur les coûts d’exploitation de l’entreprise.
« Nous pensons que ce défi va perdurer », a-t-elle prévenu.
Bilan jugé sain
Jeudi, Reitmans a assuré demeurer « une organisation financièrement solide, dotée d’un bilan sain et des ressources nécessaires à la mise en œuvre de sa stratégie à long terme ».
L’entreprise n’a pas précisé si d’autres mesures suivraient après cette « phase finale ».
Prochaine échéance : les résultats du troisième trimestre, qui diront si la discipline sur les marges suffit à compenser la pression des coûts.


