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Faits divers

Proxénétisme : l’influenceur Chris Negrowski accusé d’avoir sollicité des mineures, selon le SPVM

Christophe Ndjomo, 27 ans, connu sur les réseaux sociaux sous le pseudonyme de Chris Negrowski, fait face à des accusations liées au proxénétisme et à l’achat de services sexuels auprès d’une mineure. Il bénéficie de la présomption d’innocence.

2 min de lecture
Le palais de justice de Montréal, rue Notre-Dame Est, où l’affaire reviendra à la mi-novembre. Photo : Jean Gagnon / Wikimedia Commons (CC BY-SA 3.0)

Christophe Ndjomo, un influenceur québécois de 27 ans mieux connu sous le pseudonyme de Chris Negrowski, est accusé de proxénétisme et d’achat de services sexuels auprès d’une mineure, a rapporté Radio-Canada vendredi. Les allégations n’ont pas été prouvées devant un tribunal, et l’accusé est présumé innocent.

Selon les informations obtenues par le diffuseur public, le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) lui reproche d’avoir tenté de convaincre au moins deux jeunes filles mineures de lui offrir des services sexuels en échange d’argent.

Ce que la police allègue

Les premiers faits reprochés remonteraient au mois de juin. D’après les enquêteurs, l’homme aurait alors communiqué avec une admiratrice de 16 ans, élève d’une école secondaire de Montréal, qui venait de commenter l’une de ses publications.

En message privé, il lui aurait d’abord proposé plusieurs centaines de dollars par mois. Il lui aurait ensuite offert de devenir son « sugar daddy », selon le SPVM, une expression anglaise qui désigne un homme qui verse de l’argent à une personne plus jeune en échange de sa compagnie.

Entre le 27 août et le 3 septembre, l’accusé aurait eu des échanges semblables avec une autre interlocutrice qui se présentait comme mineure. Il s’agissait en réalité d’une agente d’infiltration du SPVM, c’est-à-dire une policière qui se fait passer pour une autre personne afin de recueillir des preuves.

Le commandant Frédéric Martineau, chef de la section de l’exploitation sexuelle du SPVM, résume ainsi ce que la police reproche à l’accusé : selon lui, l’homme « cherchait des personnes mineures pour assouvir ses fantasmes sexuels moyennant une somme d’argent ».

L’opération d’infiltration visait, explique-t-il, à « faire valider un certain modus operandi, une certaine tendance ». Le modus operandi désigne la façon de procéder d’un suspect.

Une méthode décrite par les enquêteurs

Selon le SPVM, le scénario aurait été chaque fois le même : une première conversation sur TikTok, puis un passage vers d’autres plateformes, comme Snapchat, pour poursuivre les échanges avec des jeunes filles.

« Depuis l’arrivée des réseaux sociaux, c’est une tendance qu’on a vue », a souligné le commandant Martineau à Radio-Canada. « C’est important de faire de la prévention », a-t-il ajouté. Son équipe cherche maintenant d’autres victimes potentielles.

Un commentateur suivi par des dizaines de milliers de personnes

Christophe Ndjomo s’est bâti une notoriété en ligne en commentant les péripéties de la téléréalité Occupation Double. Il a notamment réalisé des entrevues avec des candidats de l’émission et donné son avis dans divers balados, sur la musique ou l’actualité.

Sa chaîne YouTube compte près de 30 000 abonnés, et ses vidéos sur TikTok sont régulièrement vues par plusieurs dizaines de milliers de personnes, selon Radio-Canada. Il a depuis fermé la plupart de ses comptes personnels.

La suite

Jointe par Radio-Canada, l’avocate de l’accusé n’a pas voulu faire de commentaires, invoquant les procédures en cours.

Le dossier reviendra devant le tribunal à la mi-novembre, lors d’une prochaine audience au palais de justice de Montréal.

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