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Près de Thetford Mines, Laflamme Aéro veut tripler ses effectifs grâce à son hélicoptère sans pilote

La PME de Saint-Joseph-de-Coleraine, dont l’hélicoptère autonome turbodiesel LX300 vole jusqu’à 10 heures, a déjà des appareils à la Défense nationale et vise maintenant l’exportation.

2 min de lecture
Thetford Mines, en Chaudière-Appalaches, près de laquelle Laflamme Aéro conçoit ses hélicoptères autonomes. Photo d’archives. Photo : Hayden Soloviev / Wikimedia Commons (CC BY 4.0)

Saint-Joseph-de-Coleraine, près de Thetford Mines. C’est là, en Chaudière-Appalaches, que Laflamme Aéro construit des hélicoptères qui volent sans personne à bord. La PME veut maintenant les vendre à l’étranger, rapporte La Presse.

Le plan est clair : passer de 25 à 75 employés en trois ans. Des ingénieurs et des techniciens, surtout.

« C’est un défi colossal ! On parle d’un plan d’embauche ambitieux », lance David Laflamme, président et chef de la direction.

Du diesel plutôt que des batteries

Le LX300 est un hélicoptère miniature autonome, c’est-à-dire qu’il vole sans pilote à bord. Sa particularité : un moteur turbodiesel plutôt que des batteries électriques. Résultat : jusqu’à 10 heures d’autonomie.

L’écart avec les drones électriques est net. « Avec une autonomie habituelle d’une heure ou une heure et demie, un drone électrique ne pourra voler que 10 minutes en Arctique. Cela ne permet pas d’aller très loin », explique David Laflamme.

L’appareil fait de la surveillance et de la cartographie. On y ajoute capteurs et caméras selon les besoins du client. Il peut aussi larguer des bouées ou des cargaisons en milieu hostile, de jour comme de nuit.

Sans équipage, il évite d’envoyer une patrouille dans le froid et le danger de l’Arctique. « Nous robotisons des interventions habituellement menées par des hélicoptères habités ou qu’il ne serait pas possible d’effectuer sans notre drone », résume le président.

Les feux de forêt, la nuit

Autre créneau : les incendies de forêt. La nuit, un hélicoptère classique reste au sol, à moins d’être un biturbine, un appareil à deux moteurs. « Mais il y en a très peu au Canada », souligne M. Laflamme.

Le drone, lui, peut inspecter les lignes de feu pendant la nuit. Les pompiers ont leur plan d’action dès le lever du jour.

Ottawa est déjà client

Le ministère de la Défense nationale possède déjà quelques appareils. Des centres de recherche aussi, dont le Conseil national de recherches du Canada (CNRC).

Pour l’entreprise, le vent tourne. « Le nouveau contexte géopolitique favorise beaucoup notre secteur », constate David Laflamme. « Nous sentons la volonté du Canada d’investir dans les technologies canadiennes. »

Des clients potentiels se déplacent déjà en Chaudière-Appalaches pour voir le LX300 de près.

Laflamme Aéro est active dans les drones depuis 10 ans. Elle dit avoir une longueur d’avance. « Nous devons à présent être capables de grandir dans un marché prometteur », ajoute son président.

La suite

Prochaine étape : les marchés internationaux, dans les prochains mois. « Nous devons être capables de monter une marche de plus afin de prendre de l’expansion et de répondre aux besoins au Canada, mais aussi pour exporter nos systèmes à l’international », dit David Laflamme. Pour y arriver, il faudra trouver une cinquantaine de nouveaux employés d’ici trois ans.

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