Possible cas de peste en Russie : le risque pour les Canadiens est « extrêmement faible »
Un cas de peste pulmonaire serait évoqué en Russie. Ce que l’on sait de la maladie, de sa transmission et de son traitement, d’après un compte rendu de Radio-Canada.

Un possible cas de peste pulmonaire en Russie suscite des questions. Pour la population canadienne, la réponse de Radio-Canada est rassurante : le risque est considéré comme « extrêmement faible ». Reste à comprendre pourquoi, et ce que cette maladie a de particulier. À noter d’emblée : les détails du cas évoqué en Russie ne sont pas précisés dans la source consultée, et il s’agit d’un cas possible, pas d’un cas confirmé.
Un risque faible, et des chiffres qui le montrent
Le dernier cas humain de peste au Canada remonte à 1939. La peste pulmonaire, celle dont il serait question en Russie, est aujourd’hui très rare. En Amérique du Nord, environ sept cas de peste, toutes formes confondues, sont recensés chaque année dans le sud-ouest des États-Unis. Et aucune transmission d’humain à humain n’y a été confirmée depuis 1925. En Europe, aucun cas n’a été recensé depuis plus d’un demi-siècle.
De quelle maladie parle-t-on ?
La peste est une infection causée par une bactérie, le bacille Yersinia pestis. La forme pulmonaire est la plus contagieuse : elle s’attaque directement aux poumons. Elle se distingue de la peste bubonique, la forme la plus courante, qui résulte de la piqûre d’une puce infectée et dont la transmission entre humains est plutôt rare.
La peste pulmonaire se transmet par voie aérienne, par les gouttelettes respiratoires qu’une personne infectée projette en toussant ou en éternuant. On parle d’infection primaire quand la bactérie est inhalée directement. La forme secondaire survient lorsqu’une peste bubonique non traitée gagne les poumons par la circulation sanguine.
Des symptômes qui s’installent vite
Le délai d’incubation est court : les symptômes apparaissent généralement de 1 à 3 jours après l’exposition. On observe d’abord une fièvre aiguë, des frissons et des maux de tête. Une toux sévère suit rapidement, avec des crachats sanglants ou rosés, des difficultés à respirer et des douleurs thoraciques.
Sans traitement, la maladie est presque toujours fatale en 24 à 72 heures, indique l’Organisation mondiale de la santé (OMS), selon Radio-Canada.
Une maladie qui se soigne, si on agit à temps
La bonne nouvelle, c’est que la peste pulmonaire se traite efficacement avec des antibiotiques. Le délai est toutefois déterminant : les antibiotiques doivent être administrés dans les premières 24 heures suivant l’apparition des symptômes. Les taux de guérison sont élevés lorsque la maladie est détectée tôt.
Pour limiter la propagation, il faut briser la chaîne de transmission : isoler les personnes infectées et offrir un traitement antibiotique préventif à celles qui ont eu un contact étroit avec un malade. Le personnel soignant, lui, doit porter un équipement de protection individuelle, comme des masques N95.
Ce qu’il reste à confirmer
L’information repose sur une seule source, et elle porte surtout sur la maladie plutôt que sur le cas russe lui-même. La suite dépendra des confirmations des autorités sanitaires. Toute personne qui a des symptômes ou des questions précises peut s’adresser aux autorités de santé publique.


