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Culture

Phénomena, 15e édition : Gaétan Paré prend la relève de D. Kimm avec 19 jours de cabarets et de découvertes

Le festival montréalais s’ouvre samedi avec sa Parade Phénoménale au parc Lahaie et se termine le 22 octobre au Club Soda avec Marie Davidson.

3 min de lecture
Marie Davidson, qui clôturera Phénomena le 22 octobre au Club Soda, en spectacle au festival Beaches Brew, en Italie (photo de 2025). Photo : Kaethe17 / Wikimedia Commons (CC BY 4.0)

Une fanfare qui déambule, des artistes de rue, des groupes communautaires et des citoyens costumés : c’est sur ce joyeux tintamarre que s’ouvre samedi, à 13 h au parc Lahaie, la 15e édition de Phénomena, a rapporté La Presse. Pour la première fois, la Parade Phénoménale lance un festival qui n’est plus dirigé par sa fondatrice.

D. Kimm, qui a créé l’événement avec Les Filles électriques, a tiré sa révérence l’an dernier. Gaétan Paré lui succède à la direction générale et artistique, avec une programmation étalée sur 19 jours.

« Moi, je m’intéresse à ce que je ne connais pas », résume le nouveau directeur. Sa mission, dit-il, reste simple : « faire découvrir de nouveaux artistes au plus grand nombre ! »

Une passation en douceur

Issu des arts visuels et du théâtre, Gaétan Paré a passé huit années à la coordination du centre de création O Vertigo avant de chercher un nouveau défi. Il a écrit à D. Kimm pour lui demander ce qu’elle penserait de sa candidature. La réponse est venue quelque temps plus tard : « Badaboum, tu es engagé ! »

Il ne tarit pas d’éloges pour celle qu’il décrit comme une amie et une mentore. Il a conservé plusieurs rendez-vous phares du festival, tout en y glissant sa curiosité personnelle : des artistes qu’on n’attend pas, ou placés là où on ne les attend pas.

À ceux qui s’étonneraient de voir une personne non binaire à la tête des Filles électriques, il répond avec humour : « Le plus important, c’est l’électricité ! »

La culture sourde sur scène

Le nouveau directeur tenait à une véritable programmation sourde, pour montrer la professionnalisation des artistes de cette communauté. Ils seront de la Parade, d’une soirée de cinéma sourd, Perspectives s/Sourdes, le 6 octobre, et d’une nouveauté : une soirée de cabaret entièrement en langue des signes québécoise (LSQ), avec magie, marionnettes et même du rap.

Autre fierté : Onde, un spectacle familial, sonore et déambulatoire sur l’amitié, coproduit par le Canada, la France et l’Italie. « C’est une œuvre sonore, quelque chose de très doux », décrit-il.

Quatre rendez-vous

Le 16 octobre, à la Sala Rossa, le cabaret Échec et Dada célèbre le déclin, l’échec et tout ce qui déraille, animé par le duo de la compagnie Pleurer Dans’ Douche. On y verra notamment Sébastien Goyette Cournoyer, Kristel Tremblay et Dominique Leclerc.

Du 21 au 23 octobre, au studio Anti-Space, avenue Casgrain, l’artiste de danse expérimentale Nate Yaffe propose L’angle de l’Histoire, une performance autour de la mystique juive, entre concert et rituel, coprésentée par Danse-Cité. « Avec humour ! », précise Gaétan Paré.

Le 17 octobre, la Sala Rossa accueille un cabaret burlesque et drag animé par l’artiste Bijuriya, où le costume devient marionnette, sous la direction artistique de Dinaïg Stall, qui dirige le programme d’études supérieures en théâtre de marionnettes contemporain à l’UQAM.

Le 22 octobre, la musicienne et DJ Marie Davidson, fille de D. Kimm, ferme le bal au Club Soda avec la dernière date de la tournée de son album City of Clowns. « Ce n’est pas rien et c’est à ne pas manquer ! », lance le directeur.

Entre-temps, la Sala Rossa, la Cinémathèque québécoise, La Chapelle, MAI et La Livrerie accueilleront le reste de la programmation. Et Les Filles électriques fêteront bientôt leurs 25 ans.

Une fanfare au départ, un gros son électronique à l’arrivée : entre les deux, trois semaines pour tendre l’oreille à ce qu’on ne connaît pas encore.

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