Ouragan Isaias : les deux tiers de la production pétrolière du golfe du Mexique mis à l’arrêt
Avant de faiblir, Isaias a forcé vendredi la suspension d’environ deux tiers de la production de pétrole et de plus de la moitié de celle de gaz dans la région. La tempête a fait quatre morts et privé d’électricité près de 600 000 clients.

Environ deux tiers. C’est la part de la production pétrolière du golfe du Mexique qui était suspendue vendredi à l’approche de l’ouragan Isaias, selon une agence américaine citée par Radio-Canada. Plus de la moitié de la production de gaz de la région était aussi à l’arrêt, et les employés de nombreuses plateformes ont été évacués.
Pour les marchés de l’énergie, c’est une interruption à surveiller.
Une tempête qui a vite faibli
Isaias, premier ouragan de la saison dans l’Atlantique, a touché terre en Floride sur la côte du golfe du Mexique. Il était alors classé en catégorie 2, sur un maximum de cinq, avec des vents soutenus de 165 km/h. Il s’est ensuite rapidement affaibli au-dessus de l’Alabama et a été rétrogradé samedi au rang de cyclone post-tropical, selon le Centre national américain des ouragans.
Le bilan humain est tout de même lourd : quatre morts, dont deux personnes écrasées lorsque des arbres se sont abattus sur leur maison, en Floride et en Alabama. La gouverneure de l’Alabama, Kay Ivey, a confirmé la mort de deux résidents de son État.
Samedi soir, près de 600 000 foyers et commerces étaient encore privés de courant dans le sud des États-Unis, d’après le site spécialisé poweroutage.com. Plusieurs aéroports de Floride avaient temporairement suspendu leurs vols vendredi.
Le danger n’est pas écarté
Le gouverneur de la Floride, Ron DeSantis, a prévenu que les eaux pourraient continuer de monter par endroits, avec de 10 à 20 cm de pluie attendus pendant la fin de semaine. Le système doit remonter vers le nord, puis le nord-est, en perdant de la force au-dessus des vallées du Tennessee et de l’Ohio.
La saison des ouragans, qui va de juin à la fin novembre, avait jusqu’ici été inhabituellement calme dans l’Atlantique. Le phénomène El Niño tend à y freiner les cyclones, tout en les renforçant dans le Pacifique. De ce côté, on compte déjà cette année trois ouragans de la catégorie la plus forte.
À surveiller
Le rythme de reprise des plateformes et des raffineries du golfe dans les prochains jours. C’est lui qui dira si l’arrêt de vendredi restera une parenthèse ou s’il pèsera sur les prix de l’énergie.


