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Sports

Olivier Rioux, de retour à Montréal, garde la NBA en tête malgré un rôle encore limité

Le géant de Terrebonne, maintenant à UC Irvine, vise toujours la NBA. Son agent dit que plusieurs équipes s’intéressent à lui, mais son nouvel entraîneur veut d’abord le voir s’imposer en défense.

2 min de lecture
Un panier de basketball. Photo d’illustration. Photo : Engin Akyurt / Pexels

La décision qui compte, pour Olivier Rioux, a été prise au printemps : quitter les Gators de la Floride pour UC Irvine. Après deux saisons à observer davantage qu’à jouer, le géant de Terrebonne cherche enfin un vrai rôle dans la NCAA. La NBA, elle, reste dans sa mire.

« Oui, ça reste mon objectif », a-t-il lancé samedi aux médias montréalais. Il veut d’abord faire ses vrais débuts universitaires et se faire une place. « Mais la NBA, c’est toujours dans ma vision. C’est ce que je veux faire. »

Un passage en Floride surtout vécu du banc

Il faut comprendre le chemin parcouru. En 2024-2025, Rioux a été placé sous le statut de redshirt : il s’entraînait avec l’équipe sans jouer de match officiel, ce qui lui permettait de conserver une année d’admissibilité. Il a ainsi assisté, du banc, au championnat national des Gators en 2025.

La saison suivante, il a fait ses débuts. Mais en 11 matchs, il a joué en moyenne moins de deux minutes, presque toujours en fin de rencontre, quand l’issue était déjà décidée. D’où le départ pour la Californie, où UC Irvine évolue dans la Big West.

Ce que l’entraîneur attend

Son nouvel entraîneur-chef, Russell Turner, refuse de parler de NBA pour l’instant. « Je ne pense pas que ce soit un sujet approprié. C’est un objectif qui est loin », a-t-il dit à Radio-Canada Sports. Il juge que toute l’attention portée au jeune homme peut le distraire.

Son diagnostic est précis : le joueur doit mieux peser en défense. « Il a tous les atouts pour avoir un impact de ce côté du terrain », a ajouté Turner. Autrement dit, sa taille doit servir à protéger le panier, pas seulement à attirer les caméras.

Le point de vue de l’agent

Son agent, Peter Yannopoulos, se montre plus optimiste. « Je peux vous dire qu’il y a déjà plusieurs équipes qui me contactent », affirme-t-il. Il parle d’un plan de deux à trois ans : gagner en force physique, puis passer chez les professionnels. Rioux, âgé de 20 ans, a encore trois années d’admissibilité universitaire.

S’il atteint un jour la NBA, il deviendrait le joueur le plus grand de l’histoire de la ligue, devant Gheorghe Mureșan et Manute Bol, tous deux de 2,31 m. Il détient déjà ce titre dans la NCAA.

À surveiller

Samedi soir, Rioux devait affronter les Citadins de l’UQAM en match préparatoire, son premier match à Montréal en six ans. L’ajustement à suivre cette saison : son temps de jeu réel, et son influence en défense quand il sera sur le terrain.

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