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NorthStar Ciel & Terre chute de 42 % à ses débuts à New York, son PDG dit l’avoir anticipé

L’action du fournisseur montréalais de surveillance spatiale, présidé par Charles Sirois, a clôturé à 4,45 $ US vendredi. Stewart Bain promet d’en dire plus à la mi-novembre, avec les premiers résultats trimestriels.

2 min de lecture
Petits satellites largués en orbite terrestre depuis la Station spatiale internationale, en décembre 2024. Photo d’illustration. Photo : NASA Johnson Space Center / Wikimedia Commons (domaine public)

NorthStar Ciel & Terre a raté son entrée à Wall Street. L’action de l’entreprise montréalaise a perdu 42 % vendredi, à sa toute première séance à New York, pour clôturer à 4,45 $ US, a rapporté La Presse.

À ce prix, la capitalisation boursière, c’est-à-dire la valeur totale des actions en circulation, s’établit à 285 millions US.

NorthStar fournit des services de surveillance par satellites. L’entrepreneur Charles Sirois en est le principal actionnaire et préside son conseil d’administration.

Par la porte d’une SPAC

L’entreprise est entrée en Bourse en fusionnant avec une société d’acquisition à vocation spécifique (SPAC, selon l’acronyme anglais), une société dont les actions étaient déjà inscrites à la Bourse de New York.

Le fondateur et PDG, Stewart Bain, ne s’en dit pas surpris. « J’anticipais une telle réaction parce que c’est exactement comme ça que les SPAC [sociétés d’acquisition à vocation spécifique] ont performé dans les dernières années », a-t-il déclaré à La Presse.

Il se dit toutefois incapable d’expliquer la réaction initiale des investisseurs. « Il n’y a pas suffisamment d’informations permettant de tirer une conclusion. »

Le titre devait faire ses débuts jeudi. Le jour férié du 30 septembre, consacré à la réconciliation avec les peuples autochtones, a retardé la finalisation des documents requis. Ce congé touche les employés des secteurs sous réglementation fédérale, dont les banques.

Les chiffres

Le chiffre d’affaires de NorthStar a atteint 10,6 millions en 2025, en hausse de 27 % par rapport à 2024.

L’entreprise reste déficitaire. Sa perte nette s’est établie à 21,2 millions l’an dernier, contre 27 millions en 2024.

Son plus gros client est la 3e Division spatiale du Canada, qui relève de l’Aviation royale canadienne. NorthStar a annoncé en juin un contrat de plus de 40 millions de dollars avec elle.

Stewart Bain dit ne pas être en mesure, pour l’instant, de préciser des objectifs financiers sur un horizon de trois à cinq ans.

Le créneau

NorthStar s’attaque à ce qu’elle décrit comme la « menace croissante » des collisions spatiales. Sa plateforme s’appuie sur des capteurs placés dans l’espace, qui servent à cataloguer les objets en orbite terrestre et à mesurer leur trajectoire. Ce sont surtout les changements de trajectoire qui intéressent les clients, pour gérer les risques.

L’économie dépend aujourd’hui beaucoup des satellites, notamment à cause de l’usage répandu du GPS, et il faut les protéger, plaide l’ingénieur de 63 ans.

La concurrence est lourde : Lockheed Martin, Northrop Grumman, Raytheon et L3Harris, entre autres.

Prochaine échéance

NorthStar présentera à la mi-novembre ses premiers résultats trimestriels de société cotée. « À ce moment-là, nous serons dans une bonne position pour parler de ce qui se passe, de ce qu’on fait, comment on voit notre évolution et comment on est en train de réaliser nos objectifs », a dit Stewart Bain.

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