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Culture

Mort de Sass Jordan à 65 ans : la rockeuse de Canadian Idol avait appris le rock et le français à Montréal

La chanteuse, ancienne voix du groupe québécois The Box et lauréate d’un Juno en 1989, s’est éteinte samedi. Elle avait annulé des concerts en septembre en raison de graves ennuis de santé.

2 min de lecture
Musiciens sur une scène rock. Photo d’illustration. Photo : Shixart1985 / Wikimedia Commons (CC BY 2.0)

Pour toute une génération de téléspectateurs, elle était l’une des juges de Canadian Idol, pendant six saisons à partir de 2003. Pour les amateurs de rock, c’était une voix qui avait collaboré avec Aerosmith, AC/DC et Van Halen. Sass Jordan est morte à 65 ans, a annoncé samedi soir un message publié sur sa page Facebook, rapporte Radio-Canada.

La chanteuse avait annulé une série de concerts en septembre en raison de graves problèmes de santé. La cause de son décès n’a pas été précisée.

Une Montréalaise d’adoption

Née à Birmingham, au Royaume-Uni, le 23 décembre 1960, Sass Jordan a grandi à Montréal. C’est ici qu’elle a fait ses classes, d’abord comme l’une des voix féminines du groupe québécois The Box. Elle a ensuite lancé une carrière solo à la fin de la décennie et remporté en 1989 le prix Juno de la révélation de l’année, catégorie interprète féminine.

Son parcours croise aussi celui de Paul Piché : à la fin des années 1980, elle a été sa choriste, notamment sur l’enregistrement d’Un château de sable.

En entrevue à Radio-Canada en 2024, elle racontait avoir appris le français par nécessité. Ses collègues de The Box, tous francophones, lui parlaient en anglais, mais passaient au français entre eux, et elle se sentait mise de côté. « J’étais tannée et j’ai appris le français », se souvenait-elle. Elle citait parmi ses influences des artistes bien de chez nous : Harmonium, Offenbach et Plume Latraverse. Une façon de dire que son rock, même chanté en anglais, avait poussé dans le terreau québécois.

Ce lien avec le Québec, elle le résumait ainsi : « Le Québec, c’est comme son propre monde qui a ses influences, ses façons de penser. C’est quelque chose que j’ai compris quand j’ai appris le français. »

Les hommages

Son ancienne camarade de The Box, Marie Carmen, a été parmi les premières à réagir sur Facebook. « Mon cœur vient d’exploser d’un immense chagrin », a-t-elle écrit, selon Radio-Canada.

Sass Jordan était l’épouse du chanteur Derek Sharp, ancien membre du groupe canadien The Guess Who.

Son parcours tient en quelques lignes : une jeune Britannique arrivée à Montréal, qui apprend une langue pour mieux faire partie de sa bande, puis qui se taille une place auprès des plus grands noms du rock et devient un visage familier de la télévision canadienne.

Pour la (re)découvrir, ses enregistrements avec The Box et ses albums solos de la fin des années 1980 sont un bon point de départ. Et Un château de sable de Paul Piché prend, ces jours-ci, une résonance particulière.

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