Marathon de Québec : Tedeschi efface un record de 2001, Pomerleau termine son bébé dans les bras
Plus de 20 000 coureurs ont pris part dimanche à l’édition 2026 du Marathon Beneva de Québec, marquée par deux nouvelles marques et une organisation qui se dit comblée.

Jonathan Tedeschi a fait tomber dimanche le plus vieux record du Marathon Beneva de Québec. L’ancien membre du club d’athlétisme du Rouge et Or de l’Université Laval a bouclé les 42,2 km en 2 h 21 min 34 s, le meilleur chrono de l’histoire de l’épreuve, a rapporté Le Soleil.
L’ancienne marque appartenait au Kényan Joseph Maina, qui avait couru en 2 h 23 min 5 s en 2001. Avec cette victoire, le Québécois a aussi décroché le titre de champion québécois dans le cadre de la Coupe Québec Route.
Une nouvelle maman en vedette
Chez les femmes, Caroline Pomerleau s’est imposée en 2 h 42 min 46 s, une nouvelle marque à battre sur le parcours actuel. Elle a franchi la ligne avec son bébé dans les bras, une scène qui a ému les nombreux spectateurs massés place Jean-Béliveau.
Le gain est spectaculaire. L’ancienne marque, celle de Rosalie Ménard, avait été établie l’an dernier en 2 h 51 min 58 s.
Une course contre la maladie
L’histoire la plus touchante est peut-être celle de Denis Therrien. Le fondateur du circuit Courir à Québec a parcouru les 21,1 km du demi-marathon en 3 h 33 min 21 s, lui qui vit avec la maladie de Parkinson depuis 2022. Il a ensuite pris la parole devant la foule.
Sa course a permis d’amasser plus de 21 000 $ pour l’organisme Parkinson Capitale-Nationale et Chaudière-Appalaches. « C’était vraiment touchant, j’en ai encore le cœur cassé en deux », a confié Stéphanie Lepage, productrice déléguée de l’événement chez Je Cours Qc.
Une édition sans fausse note
Beau temps, foule nombreuse le long du parcours, participation record : l’organisation n’a pas caché sa joie. « Je cherche l’élément qui ferait qu’on ne parle pas d’une édition parfaite et je ne le trouve pas », a lancé Mme Lepage en souriant.
Les longues distances gagnent en popularité, mais les courtes épreuves attirent elles aussi de plus en plus de monde. Autour du site, bien des coureurs du dimanche relevaient un tel défi pour la première fois, au 5 km, au 10 km ou au demi-marathon.
L’événement repose sur une armée de quelque 2000 bénévoles, une condition essentielle à sa réussite, selon l’organisation. Des citoyens qui donnent leur dimanche pour que d’autres puissent courir : c’est aussi ça, le succès du marathon de la capitale.
Le tramway dans le paysage
La croissance a toutefois ses limites, surtout logistiques. « Les défis de croissance sont opérationnels et on est quand même dépendants de ce qui se passe dans la ville de Québec », a expliqué Stéphanie Lepage.
Elle a nommé le principal : « Le chantier du tramway, pour ne pas le nommer, sera quelque chose à considérer dans le futur. » Tant que les départs et l’arrivée pourront rester sur le site d’ExpoCité, l’événement pourra continuer de grandir, assure-t-elle.
Pour Jonathan Tedeschi, la barre est désormais placée à 2 h 21 min 34 s. Le prochain coureur qui voudra l’effacer devra composer avec une ville en chantier, et avec un record qui, lui, ne bougera pas de sitôt.


