Le numéro 17 de Benoît Brunet sera retiré par les Olympiques de Gatineau le 15 janvier
L’ancien attaquant l’a appris en direct à RDS, mardi soir, au Centre Bell, des mains de Maxim Talbot. Il deviendra le 13e joueur honoré par l’organisation.

Mardi soir, au Centre Bell, le premier entracte du match du Canadien a réservé une surprise à Benoît Brunet. Pris au dépourvu en direct sur les ondes de RDS, où il est analyste, l’ancien attaquant a appris la nouvelle de la bouche de Maxim Talbot : les Olympiques de Gatineau vont retirer son numéro 17.
La cérémonie aura lieu le 15 janvier prochain. Brunet deviendra le 13e joueur de l’histoire de l’organisation à recevoir cet honneur, et le premier depuis Pavel Rosa, en 2024, selon Radio-Canada et Le Droit.
Des chiffres qui parlent
Brunet a commencé sa carrière junior avec les Olympiques de Hull en 1985. En 193 matchs de saison régulière, il a récolté 130 buts et 193 passes, pour 323 points. Les séries éliminatoires ? Tout aussi productives : 44 points en 31 rencontres.
Il a mis la main sur la coupe du Président à deux reprises : en 1986, dès sa saison recrue, puis en 1988. « J'ai été chanceux à ma première année », a-t-il rappelé. Un seul regret : la coupe Memorial lui a échappé, a rapporté Radio-Canada.
De Hull à la Coupe Stanley
Sélectionné au deuxième tour du repêchage de la LNH en 1986 par le Canadien, le natif de Pointe-Claire a disputé 539 matchs et récolté 262 points avec le tricolore, les Stars de Dallas et les Sénateurs d’Ottawa en fin de carrière. Il a remporté la Coupe Stanley en 1993 avec Montréal, le dernier triomphe du Canadien dans la LNH.
Son passage par Hull n’allait pourtant pas de soi. Sur les ondes de RDS, Brunet a raconté que « Charles Henry et Pat Burns sont venus me recruter à la maison », rapporte Le Droit. Son père voulait qu’il aille à l’école. Selon Radio-Canada, c’est Charles Henry qui a fini par convaincre ses parents de le laisser partir.
Les mots de Brunet et de Talbot
La réaction ? Un large sourire. « C’est une très très belle nouvelle! J’ai eu beaucoup de plaisir là-bas! », a lancé Brunet. Talbot, lui aussi un ancien des Olympiques, a plaisanté : « Je me demande pourquoi mon chandail a été retiré avant le tien ».
Brunet a aussi voulu souligner la tradition de l’équipe. « Alexandre Carrier, du Canadien, a joué là, c’est pour ça qu’il est courageux de même », a-t-il souligné.
Une tradition d’excellence
Dans un communiqué, le président du conseil d’administration des Olympiques, François Beaudry, a expliqué que Brunet représente « une époque importante et une tradition d’excellence qui font partie de l’ADN de notre organisation ». Son chandail ira rejoindre dans les hauteurs du Centre Slush Puppie ceux de Luc Robitaille, de Maxim Talbot et de José Théodore, notamment. Les noms des entraîneurs Pat Burns, Claude Julien et Benoît Groulx y flottent aussi.
Rendez-vous le 15 janvier. Ce jour-là, le numéro 17 ira rejoindre les autres dans les hauteurs, et Benoît Brunet aura droit à sa soirée.


