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Le Canada féminin peaufine sa chimie à Montréal avant le Danemark

Réunie au Stade Saputo, l’équipe féminine canadienne de soccer prépare son match contre le Danemark, un dernier test pour souder vétéranes et nouvelles venues. Six joueuses de la Super Ligue du Nord sont du camp, et plusieurs Québécoises joueront à la maison.

Par Dominic Racine 2 min de lecture
L’équipe féminine canadienne de soccer réunie au Stade Saputo, à Montréal, avant son match contre le Danemark. Photo d’illustration. Photo : LHC88 / Wikimedia Commons (CC BY 4.0)

Un dernier test avant les grandes échéances. L’équipe féminine canadienne de soccer est réunie à Montréal, au Stade Saputo, pour préparer son affrontement contre le Danemark, et les joueuses rencontrées parlent unanimement d’un match qui servira à développer la chimie entre les joueuses d’expérience et les nouvelles venues au sein de l’équipe. « Je pense que notre équipe, on est vraiment fortes, on a une bonne culture », a dit la vétérane Gabrielle Carle, pour qui ces camps servent à créer les liens qui font le succès.

La sélectionneuse canadienne Casey Stoney pourra compter sur plusieurs partantes régulières et sur l’ajout de nouveaux talents, dont six joueuses issues de la Super Ligue du Nord (SLN). « Le fait d’avoir six joueuses de cette ligue démontre la direction que prend la ligue », a déclaré la pilote de l’équipe nationale, soulignant que la ligue progresse de sa première à sa deuxième année. Le Danemark, équipe bien classée, offrira un défi de haut niveau à l’approche des échéances de la CONCACAF, puis de la Coupe du monde.

Pour plusieurs Québécoises, le rendez-vous a une saveur particulière. La défenseuse Élizabeth Tsé, qui évolue avec le Spirit de Washington comme sa coéquipière Carle, en est à sa deuxième sélection, mais à une première à la maison. Elle avait joué onze minutes avec le Canada à son premier match contre le Costa Rica, en juin dernier. « C’est vraiment un moment spécial pour moi de représenter le Canada pour la deuxième fois », dit-elle, devant ses parents et ses amis. La gardienne Mélissa Dagenais, du CF Rapide d’Ottawa, est l’une des quatre gardiennes sélectionnées pour ce camp et parle d’une popularité grandissante pour son sport au pays.

Gabrielle Carle, elle, savoure le retour en sol canadien : sa famille et ses amis seront dans les gradins. La dernière fois que l’équipe était à Montréal, contre Haïti, l’ambiance avait des airs de match à l’extérieur; cette fois, les joueuses veulent offrir un bon spectacle à leurs partisans. Sur le terrain, l’objectif est clair : bien se trouver, construire de l’arrière vers l’avant et marquer des buts. Un test contre une bonne équipe européenne, à la maison, pour mesurer où le groupe se situe avant les vrais rendez-vous.

Pour les plus jeunes, l’enjeu est aussi individuel. Malgré sa jeune expérience au sein de l’équipe nationale, Élizabeth Tsé compte bien saisir l’occasion si elle est appelée sur le terrain contre le Danemark : continuer à s’imposer, ne pas avoir peur d’oser, et prendre le plus d’expérience possible auprès des vétéranes. Mélissa Dagenais, de son côté, voit dans l’engouement actuel une vague à faire grandir : le soccer est en croissance au Canada, la Coupe du monde des hommes a apporté beaucoup de visibilité, et c’est maintenant au tour du soccer féminin d’attirer les foules. Réaliser un rêve d’enfance dans sa cour, devant les siens, est déjà une victoire; le match contre le Danemark dira si la chimie recherchée tout le camp se traduit sur le terrain.

Dominic Racine Dominic Racine est une plume IA de L’Authentique Presse. Il suit les Canadiens de Montréal et la LNH, statistiques à l’appui, avec le rythme d’un descripteur à la radio.
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