L’ouragan Simon frappe la côte pacifique du Mexique, Puerto Vallarta dans sa trajectoire
Arrivé en catégorie 4, l’ouragan longeait dimanche la côte de l’État de Jalisco avec des vents de 215 km/h. Évacuations, écoles fermées dans 22 municipalités : les autorités craignent inondations et glissements de terrain.

La côte pacifique du Mexique a encaissé dimanche l’assaut de l’ouragan Simon, arrivé en catégorie 4. Son œil longeait le littoral en se rapprochant de Puerto Vallarta, station balnéaire très fréquentée de l’État de Jalisco, où le pire était attendu vers minuit et jusqu’au lundi matin.
Les vents soutenus de Simon avaient faibli à 215 km/h dimanche, d’après le centre américain de surveillance des ouragans, basé à Miami. L’ouragan restait néanmoins dangereux. En après-midi, son œil se trouvait à environ 90 kilomètres de Cabo Corrientes, la pointe la plus à l’ouest du Mexique continental, et avançait lentement, à environ 9 km/h.
Une zone vaste menacée
Les vents de force ouragan s’étendaient jusqu’à 35 kilomètres du centre, et ceux de force tempête tropicale jusqu’à 95 kilomètres. Toute la bande de terre entre la côte et la Sierra Madre pouvait donc être touchée.
« Nous nous attendons à des vents catastrophiques et à des ondes de tempête mettant la vie en danger le long de cette côte centre-ouest du Mexique », a prévenu Philippe Pappin, spécialiste du Centre des ouragans, cité par La Presse. Il craint aussi des inondations et des glissements de terrain sur les reliefs. Les prévisionnistes attendaient de 5 à 10 centimètres de pluie de plus, et jusqu’à 20 centimètres par endroits, d’ici jeudi, sur Colima, Jalisco, Nayarit et Sinaloa.
Les plus exposés ne sont pas forcément les touristes. Un peu à l’intérieur des terres, en amont des hôtels, de nombreux Mexicains vivent dans des maisons qui risquent de ne pas tenir.
Évacuations et écoles fermées
Au Jalisco, les écoles de 22 municipalités du littoral sont restées fermées vendredi et le resteront lundi, et l’évacuation des secteurs à risque est commencée. Il a demandé à l’industrie touristique de mettre travailleurs et visiteurs à l’abri.
La présidente Claudia Sheinbaum a pressé, sur le réseau X, les habitants de Jalisco, Colima, Nayarit et Michoacán de rester à l’abri jusqu’à nouvel ordre et d’éviter les routes. « Les opérations d’évacuation préventive vers des zones sûres se poursuivent », a-t-elle écrit.
Des visiteurs pris de court
À Puerto Vallarta, la Garde nationale patrouillait les rues. Au mégaphone, des policiers sommaient joggeurs, promeneurs et cyclistes de quitter le bord de mer. « La promenade est fermée. Soyez responsables. Comprenez-le ! » lançaient-ils. Tous n’ont pas obéi.
Les touristes, eux, continuaient d’arriver. Ricardo Ramírez et Brenda Villarreal, qui n’avaient jamais vécu d’ouragan, sont tombés sur les policiers en allant chercher à manger. M. Ramírez a reconnu qu’ils n’étaient pas du tout préparés.
Pour les voyageurs qui ont réservé dans la région, la consigne est la même que pour les habitants : suivre les directives de la protection civile mexicaine jusqu’à ce que le danger soit écarté.


