Kent Hughes ouvert aux échanges, mais pas pour Demidov, Slafkovsky ou Caufield
Le directeur général du Canadien reconnaît que le marché de la LNH lui est moins favorable, avec moins d’équipes en reconstruction. Il se dit prêt à céder des joueurs, mais pas son noyau.

La ligne est tracée. Kent Hughes veut frapper un grand coup, mais pas à n’importe quel prix.
« Si tu me demandes si on a un intérêt à échanger nos jeunes joueurs qui font partie de notre noyau, la réponse est non », a lancé le directeur général du Canadien jeudi matin, en entrevue avec Radio-Canada Sports.
Demidov, Slafkovsky, Caufield : pas touche.
Un marché qui a changé
Le problème de Hughes? Le contexte. Quand il a pris les commandes avec Jeff Gorton, le Canadien faisait partie des équipes vendeuses. Plusieurs clubs reconstruisaient en même temps.
« À un moment donné, nous étions en reconstruction, Philadelphie était en reconstruction, San José, Anaheim. Il y en avait pas mal. Les données ont changé, mais elles peuvent changer à nouveau », a-t-il expliqué.
Est-ce que ça complique son travail? « Oui, possiblement. Mais c’est le cas pour toutes les équipes », a-t-il précisé.
Aujourd’hui, la plupart des équipes prêtes à céder un joueur d’impact veulent de l’aide immédiate, pas des espoirs. Selon Radio-Canada Sports, c’est ce qui expliquerait que Dylan Larkin soit toujours à Détroit, et que Winnipeg garde Connor Hellebuyck.
L’exemple de Kirill Marchenko est parlant. D’après l’analyse de Radio-Canada Sports, si le nom de Matthew Knies n’avait pas été sur la table, l’ailier russe des Blue Jackets de Columbus ne se serait pas retrouvé à Toronto. L’intérêt du Tricolore pour Marchenko était connu de tous. Hughes n’a pas commenté son cas, mais il a été clair : si une équipe veut remplacer ce genre de production offensive par un joueur du Canadien, « alors là on parle de Demidov, de Slafkovsky ou de Caufield ».
Prêt à bouger, mais pour longtemps
Hors du noyau, il y a peu d’intouchables. « Est-ce que ça se peut qu’on doive échanger un, deux ou trois joueurs? Est-ce qu’on est prêt à échanger des joueurs de notre formation pour nous aider à gagner aujourd’hui? Absolument, mais pas juste pour cette année », a affirmé le DG.
Il ne cherche pas forcément un centre de deuxième trio qui produit un point par match. « Ça peut être Kapanen, ça peut être Newhook, ça peut être n’importe qui », a-t-il noté, si les ailiers sont du calibre de Demidov.
L’arme du plafond salarial
L’atout de Hughes : sa structure salariale. Lane Hutson et Ivan Demidov ont signé des contrats avantageux pour l’équipe. « Avec notre structure salariale, notre réalité, c’est qu’on est en mesure d’avoir plus de profondeur que d’autres équipes », a admis le DG.
L’avantage va grandir. Selon les prévisions de la LNH, le plafond salarial, soit la masse salariale maximale permise à chaque équipe, doit passer à 113 millions de dollars l’an prochain, puis à 127,5 millions dans deux ans.
Les joueurs ont fait leur part en acceptant moins. À la direction de livrer une équipe capable de gagner. Mais Hughes refuse de dépenser pour dépenser : « Parfois, tu vas commencer l’été avec un espace sous le plafond parce que peut-être que c’est ça qui va te permettre de faire l’échange que tu recherches. »
En rafale
Jacob Fowler? En fin de saison dernière, Hughes affirmait que le gardien jouerait dans la LNH en 2026-2027. Il est plus prudent. « On sait que c’est un gardien de la Ligue nationale », a-t-il dit. Fowler jouera comme numéro un à Laval. « On verra pour un rappel à Montréal. »
Adam Engström a été préféré à David Reinbacher pour amorcer la saison. Engström a fait ses preuves dans la Ligue américaine. Reinbacher, souvent blessé, n’y a pas dominé.
La saison est lancée. Le marché, lui, reste fermé. À Hughes de trouver la clé, sans toucher à ses trois joyaux.


