Jeux olympiques de 2036 : l’Inde et le Qatar en tête d’une course à sept, verdict du CIO en 2029
Le CIO confirme sept pays intéressés, dont l’Allemagne avec Munich et l’Afrique du Sud avec Le Cap. Kirsty Coventry rompt avec la méthode expéditive qui avait donné Brisbane sans opposition.

Les athlètes qui monteront sur les podiums de 2036 sont peut-être encore à l’école primaire, mais la course pour les accueillir est bel et bien lancée. Le Comité international olympique (CIO) a confirmé mardi que sept pays sont en lice ou en pourparlers pour les Jeux d’été de 2036, rapportent La Presse et Radio-Canada.
L’Inde et le Qatar, longtemps vus comme les favoris, sont du nombre. L’Allemagne, la Hongrie, la Corée du Sud, la Turquie et l’Afrique du Sud complètent la liste, même si certains lorgnent plutôt les éditions de 2040, voire de 2044. Les comités olympiques nationaux ont jusqu’au 31 octobre pour se manifester, mais le CIO ne s’attend pas à voir surgir d’autres prétendants, vu la lourdeur des dossiers.
Qui propose quoi
L’Inde mise sur Ahmedabad, qui accueillera les Jeux du Commonwealth en 2030 et possède le plus grand stade de cricket au monde. Le pays veut affirmer son statut de grande puissance, lui qui se présente comme la seule économie majeure à n’avoir jamais tenu les Jeux.
Le Qatar, hôte de la Coupe du monde de soccer de 2022, pourrait étendre sa candidature à ses voisins du Golfe. S’il l’emportait, les Jeux devraient quitter leur créneau traditionnel de juillet-août, en place depuis Athènes en 2004 jusqu’à Brisbane en 2032.
L’Allemagne a choisi Munich, hôte des Jeux de 1972, la Corée du Sud miserait sur Séoul (1988), la Hongrie sur Budapest et la Turquie sur Istanbul. L’Afrique du Sud proposerait une candidature centrée sur Le Cap, ce qui ferait de l’Afrique, pour la première fois depuis la création des Jeux modernes en 1896, une terre d’accueil des Jeux d’été.
Coventry change les règles du jeu
C’est la première grande décision de l’ère Kirsty Coventry, double médaillée d’or en natation, élue à la présidence du CIO en mars 2025. Dès son entrée en fonction, elle a suspendu la procédure accélérée et plus opaque qui avait permis à Brisbane d’obtenir les Jeux de 2032 avec 11 ans d’avance et sans opposition. Les éditions de 2030 et 2034 avaient été attribuées avec respectivement 6 et 10 ans d’avance.
Désormais, les membres du CIO, plus de 100 personnes, veulent de vrais choix au moment du vote plutôt que d’entériner celui de la commission exécutive. Le calendrier : une liste restreinte en mars 2027, un ou plusieurs hôtes préférentiels désignés en décembre 2028, puis un vote au milieu de 2029. Le CIO a aussi publié un guide de 30 pages pour les candidats.
« Mais, quel que soit le lieu où se dérouleront les Jeux, une chose ne doit jamais changer : les athlètes doivent être au cœur de tout ce que nous faisons », a déclaré Mme Coventry.
Une vraie concurrence, enfin
Pour les contribuables des villes candidates, une course plus ouverte et plus transparente est une bonne nouvelle : la concurrence entre plusieurs dossiers oblige chacun à présenter un projet solide plutôt qu’à se contenter d’un couronnement négocié en coulisses. Un retour aux règles d’antan qui redonne de la valeur au vote.
Pour les athlètes québécois et canadiens qui rêvent de 2036, l’adresse reste à déterminer. Prochaine étape : le 31 octobre, date limite des candidatures, puis mars 2027, quand la liste des finalistes sera dévoilée.


