Immobilier : 12 % moins de ventes à Montréal en septembre, et 21 793 propriétés sur le marché
Les acheteurs ont plus de choix et le prix médian n’a pas bougé dans la métropole, selon l’APCIQ. À Québec, l’unifamiliale continue de grimper.

Vous avez l’impression de voir plus de pancartes « À vendre » en faisant votre marche du soir? Ce n’est pas votre imagination. Dans la région métropolitaine de Montréal, le nombre de propriétés inscrites a bondi d’environ 20 % en un an, pendant que les ventes reculaient de 12 % en septembre, selon les statistiques mensuelles de l’Association professionnelle des courtiers immobiliers du Québec (APCIQ), rapportées par Le Devoir.
Concrètement, 3082 propriétés ont changé de mains en septembre dans la métropole, contre 3486 un an plus tôt. Et 21 793 propriétés sont actuellement en vente, comparativement à 18 173 l’an dernier.
Les plex boudés
Toutes les catégories reculent. Les plex, ces petits immeubles à logements où le propriétaire habite souvent un des appartements, encaissent le plus fort repli, avec 16 % de ventes en moins. Les copropriétés suivent, à moins 14 %, puis les unifamiliales, à moins 9 %.
Le prix médian, lui, fait du surplace par rapport à septembre 2025. Petit rappel : le prix médian, c’est le prix du milieu. La moitié des propriétés se sont vendues plus cher, l’autre moitié moins cher.
À Montréal, il s’établit à 635 000 $ pour une unifamiliale, à 430 000 $ pour une copropriété et à 861 000 $ pour un plex. Autrement dit, les maisons ne se bradent pas, mais elles ne s’arrachent plus non plus.
Le Québec suit, la capitale résiste
À l’échelle de la province, 7045 propriétés ont été vendues en septembre, un recul de 7 % sur un an.
Dans la région métropolitaine de Québec, les ventes ont glissé de 5 %, à 776 transactions. Mais la capitale garde son caractère : les nouvelles inscriptions ont grimpé de 21 % et le prix médian de l’unifamiliale est passé de 453 500 $ en septembre 2025 à 475 000 $ cette année. Une hausse de 21 500 $, de quoi faire grimacer les premiers acheteurs.
Ce que ça veut dire
Moins de transactions et plus de maisons à vendre : c’est l’offre et la demande qui font leur travail, sans décret ni programme gouvernemental. Pour l’acheteur montréalais, cela signifie plus de choix et, en principe, un peu plus de marge pour négocier. Pour le vendeur, il faudra sans doute s’armer de patience. Le Devoir ne détaille pas les causes de ce ralentissement.
Quelques réflexes de base, si vous magasinez :
- comparer les prix de vente récents dans votre secteur plutôt que les prix demandés;
- prendre le temps de visiter, puisque l’inventaire est plus garni qu’il y a un an;
- faire confirmer votre capacité d’emprunt par votre institution financière avant de déposer une offre;
- garder une réserve pour l’inspection, les frais de notaire et la taxe de bienvenue.
Et si vous êtes de l’autre côté de la clôture, avec une pancarte plantée sur votre gazon, préparez votre plus beau sourire pour les visites. Avec 16 % de ventes en moins pour les plex, la concurrence se joue désormais jusque dans le choix des photos de l’annonce.


