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Elon Musk recruté par le Pentagone pour imaginer les armes des guerres futures

Pete Hegseth lance le « Project Meridian » et affirme avoir réduit de 20 % le nombre de généraux. Les chiffres du Pentagone montrent pourtant une légère hausse.

2 min de lecture
Le « Project Meridian » doit durer 120 jours. Photo : David B. Gleason from Chicago, IL / Wikimedia Commons (CC BY-SA 2.0)

Elon Musk retourne travailler pour Washington. Le secrétaire américain à la Défense, Pete Hegseth, a annoncé mercredi que le patron de Tesla et de SpaceX siégera à un comité chargé d’identifier les technologies et les armements dont les États-Unis auront besoin pour leurs guerres futures, a rapporté La Presse.

Baptisé « Project Meridian », le programme doit durer 120 jours. Objectif affiché : « atteindre une domination technologique et militaire sur le champ de bataille pour les décennies à venir », selon le chef du Pentagone. Autour de la table, Elon Musk côtoiera Palmer Luckey, fondateur de l’entreprise de défense Anduril, et Newt Gingrich, 83 ans, ancien président républicain de la Chambre des représentants. « Trois des plus brillants cerveaux de la nation », selon Pete Hegseth.

Pour Elon Musk, c’est un retour à une mission officielle, après avoir dirigé DOGE, la commission chargée par Donald Trump de couper dans les dépenses de la fonction publique américaine.

La « purge » des généraux

Le même jour, à la base de Quantico, en Virginie, Pete Hegseth a affirmé avoir réduit de 20 % le nombre de postes de généraux et d’amiraux, les plus hauts gradés de l’armée. « Les médias appellent ça une purge. J’appelle ça de la responsabilité et une nécessité depuis longtemps. Et franchement, le strict minimum », a-t-il déclaré, selon Radio-Canada.

Les chiffres racontent toutefois une autre histoire. Selon le Pentagone, l’armée comptait 831 généraux et amiraux à la fin de mai 2025. Au 31 juillet 2026, dernier décompte disponible, ils étaient 851. Une légère hausse, malgré les annonces.

Depuis le retour de Donald Trump, plusieurs hauts gradés ont été écartés sans explication, dont le chef d’état-major interarmées nommé sous Joe Biden, le général Charles « CQ » Brown, et, en avril, le chef d’état-major de l’armée de terre, le général Randy George. Le sénateur démocrate Jack Reed dénonce « d’innombrables décisions irresponsables et partisanes ». Pete Hegseth, lui, tranche : « Vous ne changez pas la culture avec les personnes qui l’ont permise. »

Ce que ça change pour le Canada

Le Canada est l’allié militaire le plus proche des États-Unis. Quand Washington redéfinit ses priorités technologiques, avec des entrepreneurs privés au cœur de la réflexion, Ottawa n’a d’autre choix que de suivre de près. Les orientations de ce comité pourraient influencer les priorités de défense de ses alliés.

Prochaine étape : les recommandations de Project Meridian, attendues au terme de ses 120 jours.

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