Elon Musk pousse le Québec vers la sortie : « Le Québec devrait se séparer »
Le milliardaire a réagi sur X aux propos du premier ministre élu Paul St-Pierre Plamondon, en ajoutant l’Alberta et la Saskatchewan à sa liste.

Deux jours après l’élection d’un gouvernement minoritaire péquiste, le propriétaire de X a lancé son verdict en quelques mots. « C’est bien. Le Québec devrait se séparer », a écrit Elon Musk mercredi, selon Radio-Canada. Puis, dans une publication suivante : « L’Alberta et la Saskatchewan aussi. »
Un message de plus dans un fil qui n’en manque pas. Mais celui-là touchait le Québec en plein cœur.
Une réponse à Polymarket
M. Musk répondait à une publication du site de paris en ligne Polymarket, qui relayait les propos du premier ministre élu et chef du Parti québécois, Paul St-Pierre Plamondon, sur son rêve de faire du Québec un pays. Le milliardaire compte plus de 241 millions d’abonnés sur sa plateforme.
Plus tôt dans la journée, il avait aussi réagi à un éditorial du National Post. À son avis, a rapporté Radio-Canada, il serait génial que le premier ministre désigné du Québec mette sur pied le gouvernement le plus « anti-woke » du Canada.
Une journée comme les autres sur X
Radio-Canada prend soin de situer ces commentaires dans la fournée quotidienne de publications et de réponses de M. Musk, qui se comptent parfois par dizaines. Mercredi, ses messages sur l’indépendance du Québec côtoyaient une illustration réalisée par intelligence artificielle le montrant en chevalier, un commentaire d’une figure de l’extrême droite anglaise sur l’Europe et l’immigration, ainsi que plusieurs mentions d’une université fictive, la Texas Institute of Technology and Science.
Autrement dit, rien ne laisse croire à une démarche politique structurée. C’est le commentaire d’un très gros compte, pas une prise de position de gouvernement.
Le calendrier de PSPP
Élu lundi à la tête d’un gouvernement minoritaire, Paul St-Pierre Plamondon n’a pas caché qu’il souhaitait ramener la question de l’indépendance du Québec dans le débat public. Il a toutefois promis d’attendre le départ de Donald Trump de la Maison-Blanche avant d’enclencher le processus référendaire, rappelle Radio-Canada.
Ce n’est donc pas demain que les Québécois seront appelés aux urnes sur la question. Reste que les appuis étrangers, aussi spectaculaires soient-ils, ne répondent pas aux interrogations que se posent les contribuables : que coûterait une séparation, qui paierait la facture, quelle monnaie, quelles frontières, quels emplois? Ces questions n’ont pas trouvé de réponse dans les sources consultées.
Elon Musk, lui, a déjà fait son choix, en une phrase. Au Québec, le débat commence à peine, et il faudra plus que 241 millions d’abonnés pour le trancher.


