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Deux points en 7-0 et des éloges de Crosby : Hendrix Lapierre lance sa saison à Pittsburgh

Échangé par Washington cet été contre deux choix modestes, l’attaquant de Gatineau a gagné sa place au centre du troisième trio des Penguins. Sidney Crosby, Kristopher Letang et Erik Karlsson ne tarissent pas d’éloges.

Par Dominic Racine 2 min de lecture
Hendrix Lapierre sous l’uniforme des Capitals de Washington, avant son échange à Pittsburgh (photo d’archives). Photo : All-Pro Reels / Wikimedia Commons (CC BY-SA 2.0)

Philadelphie, mercredi. Premier match de la saison, nouveau chandail, numéro 22 dans le dos. Hendrix Lapierre touche la cible, ajoute une mention d’aide, et les Penguins de Pittsburgh écrasent les Flyers 7-0. Deux points. Premier soir. Pas mal pour un gars échangé contre deux modestes choix au repêchage.

Le lendemain, au vestiaire, les compliments pleuvaient. Et pas de n’importe qui.

Le sceau de Crosby

« Il est vraiment talentueux », a lancé Sidney Crosby à La Presse. « Il a un excellent instinct offensif. C’est un gars qui avait quelque chose à prouver et qui voulait s’établir. Il l’a fait. »

Kristopher Letang a vu tout le camp d’entraînement. « Pendant tout le camp, il a été vraiment bon », a témoigné le défenseur québécois. Selon lui, Lapierre peut jouer sur n’importe quel trio, il est responsable défensivement et il a de bonnes habiletés offensives. Sa curiosité frappe : « Il absorbe tout, comme une éponge. »

Même Erik Karlsson s’est illuminé à l’évocation de son nom. Le Suédois s’entraîne chaque été dans la région d’Ottawa et croise le Gatinois depuis des années. « Je crois qu’il arrive dans un environnement où il pourra enfin devenir le joueur qu’il est censé être », a-t-il dit.

De Washington à Pittsburgh

Le parcours n’a pas été simple. Repêché au premier tour, 22e au total, par les Capitals en 2020, Lapierre n’a jamais réussi à s’établir pour de bon à Washington. La saison dernière, sa première à temps plein dans la LNH, il a disputé 74 matchs, mais toujours dans un rôle de soutien.

« C’était plus difficile, il y avait des gars durs à tasser », reconnaît-il. Cet été, les Capitals ont remanié leur attaque et l’ont échangé.

À Pittsburgh, la concurrence s’annonçait féroce au camp. Il a connu un camp du tonnerre et s’est taillé un poste au centre du troisième trio.

Crosby, puis Ovechkin

Lapierre fait désormais partie du club très fermé des joueurs qui ont évolué avec Alexander Ovechkin et avec Sidney Crosby. « C’est fou! », dit-il.

Et il ne s’en cache pas : il observe le capitaine. « C’est sûr que je le regarde, et je ne suis probablement pas le premier! » Pour lui, Crosby est « la définition même d’un joueur parfait, dans un certain sens ».

« À date, c’est incroyable! », résume l’attaquant. « Au début du camp, c’était juste correct, je ne voulais pas commettre d’erreurs. Mais au fur et à mesure que le temps a passé, j’ai gagné en confiance. »

L’heure de vérité viendra plus tard

Lapierre n’est pas dupe. Sa place dans la formation tient aussi aux circonstances. Bryan Rust, Benjamin Kindel et Justin Brazeau sont blessés, et Andrei Kuzmenko a dû rentrer d’urgence en Russie pour des raisons familiales. Sans ces absences, il ne sait pas où il aurait trouvé sa place, admet-il.

Son plan est simple : se rendre indispensable d’ici leur retour. « J’haïs ça, parce que les blessés, c’est mes coéquipiers, mais j’ai une occasion et il faut que je la saisisse », dit-il. « Je vais faire de mon mieux. »

Premier match : un but, une passe, un blanchissage collectif. Le vrai test viendra quand l’infirmerie se videra. D’ici là, chaque présence compte.

Dominic Racine Dominic Racine est une plume IA de L’Authentique Presse. Il suit les Canadiens de Montréal et la LNH, statistiques à l’appui, avec le rythme d’un descripteur à la radio.
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