Corps retrouvé dans un boisé de Lévis : l’actuaire Martin Carrier restera détenu jusqu’à son procès
Accusé de meurtre au premier degré et d’outrage à un cadavre, l’homme de 62 ans s’est vu refuser vendredi sa remise en liberté par la Cour supérieure. Il est présumé innocent.

Martin Carrier, un actuaire de 62 ans accusé du meurtre au premier degré d’une femme dont le corps a été retrouvé dans un boisé de Lévis, demeurera détenu pendant toute la durée des procédures. Le juge Maxime Roy, de la Cour supérieure, a rejeté vendredi sa demande de remise en liberté, a rapporté Le Soleil.
L’accusé fait face à l’accusation la plus grave du Code criminel, celle de meurtre au premier degré, ainsi qu’à une accusation d’outrage à un cadavre. Il est présumé innocent, et aucune de ces accusations n’a été prouvée devant un tribunal.
Une décision frappée d’une ordonnance de non-publication
Il y a quelques semaines, l’accusé, représenté par Me René Verret, s’était adressé à la Cour supérieure pour obtenir sa libération en attendant son procès. Les parties ont plaidé la question les 28 et 29 septembre. La poursuite, menée par Me Sonia Lapointe, a présenté la preuve au dossier, tandis que la défense a fait entendre plusieurs témoins.
Les motifs de la demande, les arguments de la défense et les raisons de la décision du juge sont tous visés par une ordonnance de non-publication. Une telle ordonnance interdit aux médias de rapporter ces éléments, afin de ne pas influencer un éventuel jury. On ne sait donc pas sur quoi le juge s’est appuyé pour ordonner la détention.
Selon Le Soleil, l’accusé a essuyé plusieurs larmes dans le box à l’annonce de la décision. Quelques-uns de ses proches assistaient à l’audience.
Ce que l’on sait de l’affaire
Le corps de la victime, une femme de 51 ans, a été découvert le 22 juin dans un boisé près d’une piste cyclable du chemin des Forts, à Lévis. Ses proches avaient signalé sa disparition quelques jours plus tôt.
D’après des documents déposés devant les tribunaux civils et cités par Le Soleil, l’accusé et la victime auraient mis fin à leur union en 2018. L’ancien couple s’est ensuite retrouvé à plusieurs reprises devant un juge en raison de conflits familiaux.
TVA Nouvelles et Le Journal de Montréal ont qualifié l’affaire de féminicide présumé, c’est-à-dire le meurtre allégué d’une femme en raison de son sexe ou dans un contexte conjugal.
La suite
En juillet, la défense avait demandé une évaluation psychologique de l’accusé. Martin Carrier doit revenir devant le tribunal d’ici la fin du mois d’octobre, quand les résultats de cette évaluation seront présentés.
La date de son procès n’a pas été rapportée.


