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Finances personnelles

Bébé en route : comment préparer vos finances avant le congé parental

Avec le RQAP, les revenus baissent, souvent davantage pour la mère. Des planificateurs suggèrent d’en parler tôt et de se bâtir un coussin.

2 min de lecture
Le congé parental réduit les revenus, souvent davantage pour la mère. Photo : Kampus Production / Pexels

Vous attendez un bébé et vous vous demandez comment le budget familial va encaisser le congé? Vous avez raison d’y penser maintenant. Arrêter de travailler pour accueillir un enfant entraîne une baisse de revenus, et elle touche souvent davantage la mère, rappelle La Presse.

Le RQAP en deux mots

Au Québec, le Régime québécois d’assurance parentale (RQAP) compense une partie de la perte de salaire pendant le congé de maternité, de paternité, parental ou d’adoption. Pour y avoir droit, il faut notamment avoir accumulé au moins 2000 $ de revenus assurables dans la période de référence.

Deux options s’offrent à vous. Le régime de base dure plus longtemps : il remplace 70 % de vos revenus pendant un certain nombre de semaines, puis 55 % pour le reste du congé partageable. Le régime particulier est plus court, mais ses prestations sont plus élevées. Selon la sociologue Sophie Mathieu, de l’Université de Sherbrooke, c’est la période à 55 % qui fait le plus mal aux familles.

Un écart qui se creuse

Le congé touche aussi l’épargne du parent qui reste à la maison : moins de droits de cotisation au REER, contributions au régime de retraite suspendues. Le planificateur financier Thomas Gaudet donne un exemple : dans un couple où chacun gagne 70 000 $ par année, le parent qui prend le long congé se retrouve avec 16 000 $ de moins au bout de l’année. L’écart double si un autre enfant arrive.

Que faire?

  • Parlez-en à tête reposée, avant l’arrivée de bébé, recommande Thomas Gaudet.
  • Estimez vos prestations avec le simulateur offert sur le site du RQAP.
  • Rééquilibrez les dépenses : le parent qui travaille peut absorber une plus grande part des dépenses familiales ou payer certaines sorties.
  • Pensez au REER de conjoint : il permet au parent qui travaille de cotiser au nom de l’autre, puisqu’on ne peut pas cotiser directement au REER de son partenaire.
  • Bâtissez un coussin : l’Institut de planification financière recommande une épargne d’au moins six mois de revenus. Pour une famille qui gagne 100 000 $ par année, Thomas Gaudet suggère environ 18 750 $ par parent, dans un CELI ou un compte non enregistré, pour y avoir accès rapidement.

Les allocations familiales

Bonne nouvelle : l’enregistrement de la naissance auprès du Directeur de l’état civil vous donne généralement droit automatiquement à l’Allocation canadienne pour enfants, gérée par l’Agence du revenu du Canada, et à l’Allocation famille du Québec, gérée par Retraite Québec. Elles sont non imposables. Comme elles sont calculées selon les revenus de l’année précédente, la baisse liée au congé vous donnera droit à des allocations plus élevées… l’année suivante seulement. Les allocations fédérales sont versées chaque mois; celles du Québec, tous les trois mois, ou chaque mois sur demande.

Cette semaine, faites une première simulation sur le site du RQAP. Et pour un plan adapté à votre famille, un planificateur financier pourra vous accompagner.

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